Révolution (2)

 » Le seul moyen d’éviter les révolutions, c’est d’en faire »

Recteur d’Amiens, dans le discours de cloture d’un colloque sur l’éducation, 17 mars 1968 (soit deux mois avant mai)

« C’est seulement par cette réforme des méthodes de l’enseignement que l’école peut remplir aujourd’hui sa mission de toujours, celle d’initier à une culture ; or cette initiation, aujourd’hui, ne peut qu’être une invention : il s’agit d’aider à la mue de la société, d’apprendre à vivre dans l’incertain sans angoisse ni indifférence, d’éduquer le sens critique, d’enseigner l’ironie, de fortifier à la fois l’autonomie et la sociabilité. Dans cette liberté, naîtra une nouvelle culture, qui sera une culture de notre temps. »

Alain Peyrefitte, ministre de l’éducation nationale, discours de clôture du même colloque.
Source: blog de Claude Lelièvre, historien français de l’éducation, 2008,

 Notez le caractère très social-réformiste du propos, la manière de ménager la chèvre et le chou et, dans le billet de blog dont ces deux extraits sont tirés, le stress des gouvernants à l’idée que ça puisse leur péter à la figure. Les évènements leur ont plutôt donné raison, même s’il a fallu bloquer le pays pour qu’ils l’intègrent…

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