Education anarchiste

L’importance traditionnellement accordée par les anarchistes au problème de l’éducation des individus (aussi bien familiale que scolaire) – de même que leur sensibilité constante aux dimensions morales et psychologiques de l’activité politique – n’a rien qui doive étonner. Et dans la mesure où le refoulement de ces questions fondamentales est à l’origine de toutes les mésaventures du mouvement révolutionnaire, depuis la bureaucratisation inévitable de ses organisations jusqu’à ses dérives totalitaires les plus prévisibles, l’anarchisme apparaît moins comme un courant politique parmi d’autres que comme une propédeutique morale à toute révolution possible (ou, si l’on veut, comme une « métapolitique »), si du moins on entend par révolution […] l’institution, par les classes jusque-là dominées, d’une société libre, égalitaire et décente.
Jean-Claude Michéa, philosophe français, 2007,
L’Empire du moindre mal, p. 171-172

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